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Thursday, December 6, 2012

Nous avons testé la tablette "Surface" de Microsoft

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Microsoft s'est lancé sur le marché des tablettes fin octobre en lançant la Surface, le jour même de la sortie de Windows 8. Le nouveau système d'exploitation du groupe de Redmond a été entièrement repensé pour s'adapter aux écran tactiles des tablettes et des smartphones. Il devient le premier système d'exploitation commun à ces appareils et aux PC. 

  >> Voir le test de Windows 8 en images :  

La Surface fait partie de cette nouvelle génération de produits hybrides adaptés à ce nouvel OS. Elle se veut à cheval entre l'univers des ordinateurs portables et des tablettes tactiles. C'est sa principale force, puisqu'elle donne accès à l'univers de la bureautique, via la suite Microsoft Office Famille et Etudiant pré-installée. Avec le touch Cover, le clavier qui sert également de protection d'écran, voici un compromis intéressant. 

Ce qui marque au premier abord, c'est la robustesse de la machine. Ce sentiment est renforcé par le poids de la machine. A première vue, elle paraît lourde. Mais avec  ses 680 grammes hors clavier, elle affiche 28 grammes seulement de plus que l'iPad Retina de dernière génération. C'est néanmoins près de 100 grammes de plus qu'une Galaxy Tab 2 de Samsung... 

Sur le plan technique, la tablette est équipée d'un processeur Nvdia Tegra 3 quad-core et de 2 Go de RAM, une puissance embarquée qui facilite notamment le multitâche. A l'usage, la Surface affiche une rapidité d'exécution appréciable sans être parmi la plus fluide du marché. Deux capacités de stockage sont proposées : 32 et 64 Go, mais le constructeur prévient que l'espace réelle mis à disposition est bien inférieur à celui affiché. Pour la version 32 Go, 16 Go seront en fin de compte réellement disponibles. Quant à la version 64 Go, il faudra se contenter de 45 Go. En cause ? Le poids de l'OS et de la version d'évaluation d'Office.

Windows RT installé sur cette machine est la version du système d'exploitation compatible avec un processeur d'architecture ARM. Une version sous Windows Pro, équipée d'un processeur Intel, doit voir prochainement le jour, sans plus de précision. Aucune date de sortie n'a été annoncée. 

Le système d'exploitation actuellement embarqué constitue une limite de taille pour la Surface puisqu'il ne permet pas d'exécuter les applications de bureau Windows 7. La version Pro sera quant à elle compatible avec ces logiciels. Il faut donc se limiter aux programmes et applications disponibles dans le Windows Store qui n'est pas le plus fourni par rapport à Google Play et l'AppStore.

Microsoft ne fournit pas de chiffre précis sur le nombre d'applications disponibles dans son store dédié à Windows 8. Il a toutefois précisé mardi 27 novembre, qu'il avait doublé depuis son ouverture le 26 octobre dernier. 

Vendue à partir de 489 euros pour le modèle 32 Go (sans clavier), la Surface affiche un tarif raisonnable. Mais les plus prudents attendront la version Surface sous Windows 8 Pro (écran HD, processeur Intel i5, 4Go de RAM, jusqu'à 128 Go de stockage, poids d'1 kg tout de même), et la promesse d'une compatibilité fort appréciable. Car entre les deux, il n'y a pas photo. 

  >> Regardez le test de la Surface de Microsoft en images :

 

 >> Principales caractéristiques techniques 

- Taille  :274,6 x 173 x 9.4 mm 

- Poids : 680 grammes 

- Ecran : 10,6'' ClearType HD

- Résolution : 1366x768 pixels

- Processeur :  quad-Core NVDIA Tegra 3

- RAM : 2 Go

 - Système d'exploitation : Windows RT

- Caméra : appareil photo de 1 million de pixels 

- Vidéo: HD 720p

- Ports : USB 2.0, microSD, sortie vidéo HD

 - Prix : 489 euros (32 Go sans clavier), 589 euros (avec Touch Cover noir), 694 euros (64 Go avec Touch Cover noir)

 

>> Retrouvez tous les tests high tech de Challenges.fr en cliquant ici

Wednesday, December 5, 2012

"Nous avons voulu inviter les futures stars du Net"

Sur le même sujet» Comment Rocket Internet copie les sites marchands qui cartonnent» Cette cyberguerre qui fait trembler le web» Voilà comment vous ferez (peut-être) vos courses dans le futur 

Pourquoi les patrons de start-ups étrangères font-ils le déplacement jusqu’à Paris pour assister à votre événement ?

Les étrangers adorent venir en France pour assister à "Le Web" car la France est une porte ouverte sur l’Europe entière pendant 3 jours. En outre, certains viennent participer à la “Compétition des start ups”, qui est un peu le Festival de Cannes des Start ups...

Toujours aussi modeste, Loïc !

(Rires) Ah, mais que voulez-vous, c’est normal de voir grand et d’être ambitieux, et de toute façon, je peux vous dire qu’il existe un vrai décalage entre la morosité transmise par les médias et la réalité ambiante, notamment la réalité des start-ups et de leur dynamisme... Alors oui, on peut dire que la “Compétition start-ups” est le “Festival de Cannes” des jeunes entreprises innovantes, avec plus de 1.000 sociétés qui ont déposé un dossier cette année, dont la moitié viennent de l’étranger, contre 400 dossiers à peine en 2010.

Par ailleurs, je rappelle que Le Web, ce sont 3.500 participants venant de 75 pays différents... Et, pour rester modeste, il s’agit du plus grand événement de ce type dans le monde, le Tech Crunch Disrupt, l’équivalent américain, n’accueillant que 2.000 participants. Nous sommes loin du début, à l’époque où le mouvement était parti d’une conversation entre blogueurs sur Internet...

La première édition avait eu lieu dans une salle du Sénat, un appariteur est venu nous demander comment nous comptions assurer la traduction simultanée des débats en français... Notre réponse l’a un peu choqué : “tout le monde est bilingue, ici, nous n’avons pas besoin de traduire les débats en français”...

Est-ce que Le Web se porte bien actuellement ? Quel est votre chiffre d’affaires ?

Tout ce que nous pouvons dire, c’est que depuis deux ans, nous sommes au point mort. Nous ne communiquons pas d’autres informations financières, car nous sommes une société privée (anglicisme : une “private corporation” aux Etats-Unis, est une entreprise qui n’est pas cotée en bourse,  qui n’a pas à publier ses comptes. Selon nos estimations, le CA du Web est de 3 millions d’euros environ, hors sponsors, NDLR) En tout cas, le thème de cette année, c’est l’Internet des objets, c’est-à-dire les objets connectés grâce à Internet.

Quels sont les orateurs notables, cette année ?

Les années précédentes, nous avons accueilli Eric Schmidt (Google) Jack Dorsey (Twitter), Marissa Mayer (ex-Google, aujourd’hui à Yahoo), Chad Hurley (fondateur de YouTube), Sean Parker (co-fondateur de Napster), Niklas Zennström (co-fondateur de Skype), Karl Lagerfeld, Philippe Starck...

Oui, mais cette année ?

Cette année, nous avons voulu justement inviter les futures stars du Net. D’ailleurs, c’est très curieux mais il faut se rappeler que lorsque Jack Dorsey est venu, il y a quelques années, les journalistes ne se précipitaient pas pour aller lui parler ! Donc si j’ai un conseil à leur donner, aujourd’hui, c’est d’aller à la rencontre de personnalités qu’ils ne connaissent pas encore, mais qui pourraient devenir les Jack Dorsey ou les Mark Zuckerberg de demain. Ceci dit, nous avons aussi invité Kevin Systrom, le fondateur d’Instagram, ou David Marcus, un Genevois qui a une histoire fantastique car il a vendu il y a quelques années son entreprise à Paypal... Ce qui lui a permis d’être repéré par la multinationale du paiement en ligne et d’en devenir le PDG au niveau mondial !