Tuesday, December 4, 2012

Comité d'initiative et de vigilance citoyennes : objectif résurrection

Dans un contexte de désaffection général des citoyens à l’égard des élections, de la politique et des politiques, le pouvoir s’entête à maintenir le pays dans un état de déliquescence total.

Comité d'initiative et de vigilance citoyennes : objectif résurrectionEnfin, la cacophonie des élections s’est tue. Et le quotidien, dans son inquiétude sereine, poursuit son chemin habituel cahin caha, sans le brouhaha audiovisuel d’une pseudo-campagne pour l’élection de ceux qui, en principe, doivent représenter, exprimer, défendre, voire imposer pacifiquement les intérêts des Algériens, dans leur diversité.

Les résultats maquillés encore une fois de cette élection et le déroulement de sa campagne, tout en étant une réplique des élections législatives passées, n’ont fait que réitérer une nouvelle fois la position de la majorité silencieuse, mais consciente du peuple algérien. Cette position qui consiste à mettre à chaque rendez vous électoral plus de distance entre la majorité silencieuse consciente et le pouvoir en place. La distance qui exprime ouvertement et pacifiquement la rupture totale de confiance avec tous ceux qui servent, animent et dirigent cet ordre institutionnel, malléable et corvéable, au service de ce prince du moment.

En dépit de la morosité de cette campagne et la médiocrité de ce brouhaha, un grand nombre de conséquences peuvent en être tirées. Beaucoup de choses nous interpellent. La première est cette attitude distante, de la très grande majorité des Algériens, vis-à-vis des élections en tant qu’enjeux mais aussi mécanisme. Le fort taux d’abstention est suffisamment révélateur de cette attitude, pour celui qui, évidemment, désire être à l’écoute des citoyens.

La grande majorité de nos concitoyens l’a encore parfaitement exprimé lors du scrutin du 29 novembre. Pour elle, ces assemblées ne sont nullement ces institutions où ses intérêts sont représentés et, encore moins défendus. Pour ces Algériens, ces assemblées sont là pour défendre les intérêts politiques de ceux qui détiennent le pouvoir dans l’Etat. Ne considèrent ils pas que la raison d’être des élus est de lever la main, en contrepartie d’avantages et de privilèges en espèce et en nature conséquents. Les Algériens ne sont pas dupes. Ils ne l’ont jamais été et ils ne le seront jamais. Reste que les citoyens ont besoin de définir leurs libertés, pour pouvoir s’affranchir définitivement dans cette Algérie indépendante depuis 1962.

Il est grand temps de remédier à cet état des choses malsain qui cause la mal-vie des Algériens, jeunes et moins jeunes, femmes et hommes, d’une part et, pour bannir à jamais ces maux abjectes qui génèrent des inégalités monstrueuses sur les plans social, économique et politique au sein de notre société, d’autre part . 

Seul un changement radical du régime peut mettre fin aux déviations de ceux qui détiennent les règnes du pouvoir et de ceux qui les servent : conservatisme, paternalisme anachronique, démagogie, archaïsme, despotisme, clanisme, régionalisme, clientélisme, iniquité, abus de pouvoir, passe-droits, privilèges éhontés, enrichissement illicite, corruption effrénée, laxisme, injustice, incompétence…, d’une part et, compte tenu de leurs incidences désastreuses sur la société algérienne : exclusion sociale, chômage, paupérisation, mal-vie, abattement, repli sur soi, fanatisme religieux, terrorisme, criminalité, immigration clandestine, suicide, discrédit des institutions de l’Etat…, d’autre part, l’édification d’un Etat démocratique républicain et social, est une nécessité impérieuse par la restauration des valeurs de la révolution démocratique initiée le 1er Novembre 1954.

Ce changement et cette refondation n’ont pas pour but de remplacer des hommes par d’autres hommes à la tête des institutions de l’Etat ou de substituer aux institutions actuelles des institutions nouvelles pour que d’autres hommes se retrouvent aux commandes de celles-ci, sans que rien ne change. Non, cela n’est pas et ne doit pas être la finalité de cette exigence. Dans tout cela un silence de mort pèse sur la classe politique qui a sombré depuis fort longtemps dans un autisme aberrant dans l’attente de je ne sais quoi.

Une seule personnalité politique indépendante émerge du lot à l’heure actuelle et qui ne cesse de faire bouger les choses en sillonnant le pays afin d’engager les citoyens pour un véritable changement pacifique du régime, n’est autre que monsieur Ahmed Benbitour. Beaucoup de nos concitoyens ont une véritable sympathie pour lui et pensent qu’il est en mesure de faire un bon président vu ses compétences, son expérience, son intégrité et ses hautes qualités morales ainsi que son engagement total pour rassembler les citoyens à travers le territoire nationale pour leur faire comprendre qu’il est temps d’agir.

A cet effet, le Civic d’Oran lance un appel a tous ceux et celles dans chaque ville, village, quartiers qui luttent pour les valeurs de libertés et de démocratie, a se mobiliser pour la création d’une organisation en mesure de porter le désir de changement. Grace à l’internet et ses réseaux sociaux, en groupe, à titre individuel et par tous moyens de communications nous avons le devoir d’initier les débats sur le changement afin de traduire en actions :

Le pourquoi changer ; comment changer ; Avec qui changer ; Quoi changer

Oran le 1er décembre 2012
Pour le Civic
Benguesmia Chadly